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08/03

A Chacun Son Everest : « elles partent souriantes, pleines de projets, la tête haute »

Pour la journée de la femme, nous avions envie de mettre à l’honneur des femmes remarquables qui ont, chacune à leur manière, gravi leur Everest.

 

Elles sont trois – Floriane, Audrey, Pascale – elles ont, comme plus de 1 000 femmes, participé à un séjour à la maison de Chamonix avec l’association A Chacun Son Everest. Parce qu’elles ont gravi leur Everest, elles ont traversé un cancer du sein. Elles ont cru à ce moment-là que leur vie ne serait plus comme avant. « C’est vrai, on n’est plus la même, constate Floriane, mais on n’est pas moins bien, on n’est pas moins capable ».                                                      Au contraire, c’est ce qu’elles ont compris auprès de l’association fondée par Christine Janin qui les a aide à passer le cap, pour construire la suite. Toutes les trois évoquent l’après-cancer, cette phase dont on ne parle jamais, comme une période extrêmement difficile. Au moment où les traitements se terminent, « les proches sont rassurés, les cheveux repoussent… tout va bien », explique Pascale. « Mais on ne parle pas des séquelles, de l’anxiété, de la précarité sociale, de la stigmatisation… on se prend tout ça. » Souvent seule, car pour les proches la tempête est passée. « J’avais l’impression de sortir d’un tunnel et de ne pas arriver à me réadapter à la vie normale, de ne pas pouvoir remonter dans le train de la vie sociale », raconte Audrey.

Un séjour chargé en émotion

Elles se sont inscrites à un séjour A Chacun Son Everest en pensant qu’elles allaient prendre un peu de vacances, se remettre en forme, avoir un moment pour elle, un moment rare. « Je pensais que c’était une colo pour dames qui ont eu un cancer », plaisante Pascale. Audrey en avait entendu parler par son oncologue, Floriane par Ghislaine, compagne de route, dans sa lutte contre la maladie. Elles n’avaient pas imaginé que ce séjour serait aussi « symbolique et puissant », selon Floriane. « On a dû supporter tellement de choses, la chimio, les papiers, les questionnements sur le travail, les problèmes financiers, rester forte pour continuer à s’occuper des enfants… Et là, on lâche prise, on s’autorise à pleurer, on vide tout. C’est chargé en émotion. » Pascale souligne le travail de fond qui est fait pendant ce séjour sur ce qu’apporte la maladie. « On fait un focus sur ce qu’on a déjà réussi à faire ».              Audrey a eu, elle, l’impression de trouver une deuxième famille avec « une cohésion et une bienveillance » et de se sentir comprise.

Des projets et la tête haute

« Des femmes qui pleuraient au début n’étaient plus les mêmes à la fin de la semaine, elles partent souriantes, pleines de projets, la tête haute », souligne Floriane. Ce séjour a changé sa vision des choses pour la suite. « J’ai pris conscience que je devais prendre le temps, que je devais réfléchir à ce que je devais changer dans ma vie. J’ai retrouvé confiance ».                                                                                                                                                           Audrey, Floriane et Pascale, toutes disent revenir de Chamonix chargées d’une énergie nouvelle, avec l’envie d’aller de l’avant. Elles restent proches de l’association qui propose de garder le lien après le séjour pour échanger, bénéficier de soins de confort, de séances de yoga ou de méditation. Pascale, qui est thérapeute et intervient à la Sorbonne à l’université des patients, s’occupe de la coordination du nouvel espace Everest à Annecy. Espace dans lequel Audrey s’est investie au moment de sa création. Un galop d’essai qui lui a redonné confiance pour chercher un emploi, trouvé dans la foulée. Quant à Floriane, elle avait évoqué avec Christine Janin, lors de son séjour en 2017, son rêve de faire le Rallye des Gazelles. « Je te donne mon casque et tu le fais pour l’asso », lui avait-elle répondu. Après 18 mois de travail et de préparation Floriane prend le départ ce 16 mars.

En savoir plus :
A Chacun Son Everest

Photo Jérôme Gorin

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