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05/05

À Chacun Son Everest ! : poursuivre l’ascension malgré la crise

La Maison de Chamonix, qui accueille des femmes et des enfants pour les accompagner dans l’après-cancer, est fermée durant le confinement Cependant, pour les aider à vivre au mieux ce moment, A Chacun Son Everest ! propose aux femmes une boîte à outils. Rencontre avec Christine Janin, fondatrice de l’association, médecin et exploratrice pour parler confinement, Pôle Nord et méditation.

Vous entretenez toujours les liens avec les participantes des séjours, est-ce que cela s’est intensifié avec la crise sanitaire ?
Nous avons écrit tout de suite aux femmes, aux familles des enfants que nous avons reçus pour leur dire que nous étions là. Et puis, nous avons voulu aller plus loin.
La boite à outils qui est remise aux femmes à la fin de chaque séjour leur est désormais accessible en ligne et alimentée régulièrement.
Nous proposons des cours de Yoga, des coachings de confiance en soi, de l’hypnose pour apprivoiser son mental. Nous avons mis en place des téléconsultations de sophrologie individuelles et par groupe de séjour, permettant aussi aux femmes d’entretenir le lien entre elles. Nous avons des cours d’activité physique adaptée avec un professeur spécialisé qui travaille à l’Espace Everest. Nous proposons aussi des conseils nutrition pour augmenter son immunité, les recettes de chefs de nos séjours, des fiches conseils, par exemple sur des automassages.
Enfin, nous organisons chaque semaine une visioconférence d’échanges libres. C’est un rendez-vous important avec une belle énergie.

Comment vivent-elles ce moment ?
Elles ont déjà été confinées pendant un an à cause de la maladie. Pour certaines cela rappelle des moments douloureux, d’autres se sentent coupées dans leur élan au moment où elles sortent de la maladie. Il y a celles qui doivent encore suivre des traitements auxquels s’ajoute l’angoisse de la situation. Pendant les séjours, nous leur apprenons à vivre l’instant présent, à prendre du temps pour elles. C’est important de continuer de les accompagner. Nous avons été touchés par leur retour, leur gratitude.

Je leur ai raconté mon expédition au Pôle Nord, une sorte de confinement de deux mois. Tous les jours, il faut de la rigueur, des rendez-vous avec soi, des horaires, des rituels. Pendant deux mois, on marche dans le froid et la neige, on ne pense qu’à l’arrivée. Et quand on arrive, on se dit « j’étais bien à marcher »… Il faut aussi se préparer au déconfinement.

Les prochains séjours sont annulés ?
Nous avons dû suspendre les séjours d’une centaine de femmes. Mais nous les intégrons à la « famille A Chacun Son Everest ! » en leur donnant accès à cette boîte à outils, en les associant à nos activités à distance, et aux rendez-vous en visioconférence.

La méditation est très présente dans votre accompagnement. À Wuhan, une étude a montré que la méditation a contribué à préserver la santé mentale pendant le confinement…
C’est la première chose que nous avons mise en place avec deux rendez-vous par jour, à 9 heures et à 18 heures, où nous sommes connectés ensemble par l’âme. C’est un moment pour être avec soi, dans sa respiration, dans son corps, cela permet d’éviter les pensées parasites ou les peurs liées au futur.
Il a été prouvé que la méditation régénère les cellules nerveuses. Elle offre une pause de l’esprit qui est rare. C’est très puissant. C’est un outil exceptionnel, facile à pratiquer, on n’a pas besoin d’apprendre. Pour les personnes malades, c’est un outil encore plus important et essentiel. Pour tous les confinés, c’est un moyen de se donner du temps, d’arrêter de penser à demain.

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