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30/01

Les Libres Filmeurs « créer des passerelles de compréhension dans les quartiers »

Lauréat Atout Soleil 2017, le projet de l’association Les libres Filmeurs porte la culture comme un outil de révélation de soi, de compréhension entre les uns et les autres. Ses courts-métrages réalisés par des réfugiés sont, cette année encore, présentés au Festival Premiers Plans d’Angers.

En décembre 2017, le projet de production de courts-métrages documentaires par des réfugiés porté par Pénélope Lamoureux reçoit le soutien d’Atout Soleil, permettant de lancer le tournage.                                                                    Plus d’un an après, ce projet soutenu par Singa Angers, a fait du chemin et prend un nouvel envol en devenant Les Libres Filmeurs. Association ancrée dans le quartier populaire de Belle-Beille à Angers. Dès janvier 2018, les trois courts-métrages réalisés par Hamad, Omar et Eliza sont présentés au Festival Premiers Plans d’Angers. Projetés depuis en salles, dans des lycées, des écoles d’éducateurs spécialisés ou encore dans des maisons de quartiers, ces films trouvent leur public.                                                                                                                                                                Les réalisateurs ont aussi pu affiner leurs projets professionnels. Ainsi Omar, qui souhaite travailler dans le domaine des droits de l’homme, a intégré la Sorbonne en première année de Science Politique. En service civique aux Libres Filmeurs, il a initié un atelier d’expression théâtrale pour permettre à d’autres réfugiés de mieux s’exprimer en français et faire entendre leurs voix.

« Tout cela est très positif en termes d’énergie et d’inspiration dans l’association », constate sa fondatrice. Ces libres filmeurs poursuivent ainsi avec enthousiasme leurs projets et se positionnent en structure de médiation, créant « des passerelles de compréhension dans les quartiers ». Son catalogue de formations et d’ateliers s’est enrichi. Ses expérimentations sont analysées pour rédiger un guide méthodologique d’utilité publique sur la médiation culturelle. Et, deux nouveaux courts-métrages ont été réalisés cette année, toujours par des réfugiés. Celui du jeune Ibrahim, venu de Birmanie, apatride, retrace son parcours de pays en pays et évoque l’absence d’identité, un empêchement à construire un projet personnel ou professionnel. Ces deux films documentaires sont à leur tour présentés le 1er février au Festival Premiers Plans d’Angers. Ce 31 janvier, l’association est aussi mise à l’honneur. Lauréat régional et finaliste national du concours Talents de Cités 2018, l’association Les Libres Filmeurs reçoit son prix à la Maison de la Radio à Paris.