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20/09

Maladie d’Alzheimer : « il faut mettre la personne au centre »

Près de 800 000 personnes sont touchées, en France, par la maladie d’Alzheimer. A l’occasion de la journée mondiale d’Alzheimer, ce jeudi 21 septembre, nous avons interrogé Yves Clercq, psychologue-formateur. Il accompagne notamment les Blouses Roses pour les aider à faire face à ce trouble cognitif. Son objectif : « donner du sens à quelque chose d’angoissant et perçu comme un non-sens ».

 

La mission des Blouses Roses ? Distraire les malades, des bébés aux personnes âgées. Mais aucun bénévole n’est lâché en milieu hospitalier ou en EHPAD sans formation. Comment accompagner le vieillissement, comment gérer la maladie d’Alzheimer sont des thèmes de formations suivies par les Blouses Roses pour pouvoir apporter efficacement et sereinement leur bonne humeur auprès de personnes âgées.

Dès que ce trouble est évoqué, Yves Clercq constate qu’il génère beaucoup de questions et d’angoisses. Les plus récurrentes ? « La peur que cela leur arrive ou que ce soit génétique. Elles se demandent aussi si la personne comprend ce qu’on lui dit, s’intéresse, s’il y a encore quelque chose dans sa tête. Et sur l’utilité de leur rôle ».

Un besoin relationnel

Yves Clercq, pyschologue spécialisé dans l’accompagnement des retraités et des professionnels du vieillissement, aide les Blouses Roses à décaler leur regard sur la problématique. « On aborde toujours la question par la maladie ou par les pertes, alors qu’il faut mettre la personne au centre », précise-t-il. « On a affaire à des personnes qui sont encore en besoin relationnel et en capacités relationnelles ».

Ainsi quand une femme atteinte d’Alzheimer recherche son mari décédé, l’explication cognitive, est de dire qu’elle a oublié qu’il était mort. Alors qu’on peut entendre qu’elle veut le voir, qu’elle souffre de son absence. En comprenant cela, les bénévoles des Blouses Roses sont rassurés. « Cela leur permet d’élargir leur capacité de communication et d’écoute, de se donner le droit de ne pas avoir de réponse, de ne pas se sentir coupable de ne pas les soulager. Elles sont là pour leur présence et c’est cela qui va faire du bien ».

Décaler son regard et aider les gens à se revaloriser, en ne se focalisant pas sur l’aspect neurologique, rejoint finalement les valeurs des Blouses Roses. « Un respect de la personne en prenant l’autre tel qu’il est », constate le formateur.

En savoir plus sur les Blouses Roses :
www.lesblousesroses.asso.fr

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