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06/11

« Quand on donne confiance, on passe de l’individu à la personne »

L’histoire de Bernard Devert est riche et singulière. Cet agent immobilier devenu prêtre, a su mêler son parcours professionnel et spirituel en un projet associatif, Habitat et Humanisme. Intervenant à la table ronde de notre opération de mécénat Atout Soleil le 5 décembre prochain, le Président de cette association trentenaire réagit sur la thématique de cette édition « Être acteur de sa vie et dans la ville ».

Pour Habitat et Humanisme, le logement est un moyen, un outil d’insertion et de vivre ensemble. C’est déjà rendre chacun acteur ?
Rendre les gens acteurs de leur vie et dans la ville, nous le faisons avec des hommes et des femmes, des jeunes actifs. Il faut donner de l’attention aux personnes en situation de fragilité, sociale ou en termes de santé, entrer dans une relation avec eux, les associer aux réflexions. Si on arrive avec des projets déjà ficelés, cela ne fonctionne pas. Ainsi, l’habitat participatif, c’est rendre les personnes actrices d’un projet.

Cette participation, c’est quelque chose qui est de plus en plus évident ?
On a essayé des solutions toutes faites, c’est une erreur. Habitat et Humanisme est un laboratoire. Nous ne sommes pas en capacité de lutter contre le mal logement, mais nous y participons. Notre objectif est de réduire les fractures. Pour cela, on construit des passerelles pour que chacun trouve sa place et découvre l’estime de soi. Pour cela, il faut faire participer. Quand on donne confiance, quand on révèle les talents, on passe de l’individu à la personne. C’est la rencontre avec les personnes qui compte, ce n’est pas une opération dans laquelle elles vont rentrer.

Un exemple de rencontre…
Nous travaillons sur une opération pour des personnes sourdes ou malentendantes. Moi-même, j’étais handicapé, comment allais-je leur parler ? Il y a plein de choses à acquérir pour communiquer. La position du regard par exemple. Quand il a fallu construire des logements pour ces personnes, nous avons travaillé avec elles, pour, par exemple, qu’il y ait moins d’angles, plus d’arrondis, de visibilité. Il ne faut pas intervenir en étant des « sachants », mais en apprenant de l’autre. Il s’est d’ailleurs créé des liens extrêmement forts entre nous.
Cela nous a permis d’entrer dans une réflexion sur des services à l’intention des sourds et malentendants dans nos établissements médico-sociaux. En effet, comment soigner quand on n’a pas la possibilité d’entrer par la parole ? Nous allons créer des services adaptés. Ce projet et ce que ces personnes nous ont appris ont un bel effet boule de neige.

En savoir plus :
Habitat et Humanisme

Photo : Alan Dub

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