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14/03

Quand l’hôpital voit la vie en rose

Dans les hôpitaux ou en maisons de retraite, auprès des plus petits comme des personnes âgées, les Blouses Roses viennent insuffler de la vie, apporter de la bonne humeur, dédramatiser des moments difficiles, animer des activités… Rencontre autour d’un atelier pâtisserie à la Cité des Fleurs.

Deux après-midis par semaine, le service gériatrique de la Cité des Fleurs voit la vie en rose. Spectacles, chants, jeux de société, ateliers créatifs transforment en joyeux lieu de vie l’hôpital. Ce jeudi-là, Françoise Raimbault organise un atelier pâtisserie. Vice présidente du Comité de Paris et sa périphérie des Blouses Roses, elle s’investit depuis bientôt 8 ans dans l’association avec un enthousiasme inébranlable.

Chargée d’ingrédients pour préparer les douceurs de l’après-midi, elle rejoint l’équipe des Blouses Roses dans leur petit local. Marie, Adeline, Morgan et Anne enfilent leur blouse, mais le sourire affiche déjà la couleur.

S’assurer du bien-être de chacun

Anne a rejoint le petit groupe en janvier. Comme toute nouvelle blouse rose, elle est en formation. Pour pouvoir s’investir, elle a négocié un temps partiel auprès de son entreprise. « Le jeudi après-midi c’est ma bulle d’air », dit-elle sourire malicieux, œil pétillant, heureuse de pouvoir apporter une présence aux personnes âgées.

L’atelier se met doucement en place. Il faut s’assurer que tout le monde se sente à sa place, est bien confortable. Chaque « Blouse » est attentionnée, plaisante, prend des nouvelles, invite à participer en fonction des possibilités et des envies. « Qu’est-ce que vous avez envie de faire ? Un financier, des rochers coco, une tartelette aux fruits ? ». A un monsieur un peu fatigué, Françoise propose de rester juste pour regarder. « Vous pouvez regarder, sentir les bonnes odeurs. Vous n’avez pas envie d’un petit fondant au chocolat pour le goûter ? ».

Chacun met les mains à la pâte à sa manière. « Est-ce que vous pouvez peler les poires ? Avez-vous envie d’étaler la pâte ? », interrogent les « Blouses ». « Nous les accompagnons, nous les invitons à faire eux-mêmes, quand c’est possible, explique Françoise. Il faut être très présent, il faut une bénévole en moyenne pour deux personnes âgées. »

Un moment de partageblouses-roses1

Adeline porte la blouse rose depuis 5 ans. « La vie m’a gâtée et comme j’ai un peu de temps, j’ai envie de donner à mon tour », raconte cette jeune femme. Si elle constate qu’il est difficile de trouver des bénévoles pour s’occuper des personnes très âgées, intervenir en gériatrie est assez naturel pour elle. « Ils ont plein d’histoires et de souvenirs à partager. » Elle se réjouit de pouvoir créer du lien. « Parfois, deux personnes dont les chambres sont voisines ne commencent à se parler qu’à l’atelier. La semaine suivante, on apprend qu’elles se sont rendues visites ».

D’ailleurs, autour de la table, les conversations s’animent. On échange des souvenirs gourmands, des recettes, on aide sa voisine qui a des difficultés à utiliser ses mains à déguster un financier. Morgan donne rendez-vous la semaine suivante pour un atelier « plantations ». Histoire de continuer à semer de la vie dans le service.

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