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27/06

Votre École Chez Vous : « J’avais envie de travailler autrement avec des enfants »

Depuis, trois ans, nous parrainons deux enfants malades, Sara et Simon, afin qu’ils puissent poursuivre leur scolarité, grâce à Votre École Chez Vous (VECV). Rencontre avec des enseignants qui soutiennent l’envie d’apprendre de ces enfants.

Les enseignants de VECV ne sont pas des enseignants comme les autres. Ces professeurs de l’éducation nationale ou des écoles, en activité ou à la retraite, ont en commun d’être touchés par la cause des enfants malades, d’y avoir parfois été confrontés. « On n’arrive pas ici par hasard », note Inès, professeur de français. « Si nous sommes tous diplômés, beaucoup d’entre nous ont un parcours de vie riche et accidenté ».                                                                 
Anne, institutrice, a bénéficié d’une retraite anticipée. Depuis sept ans, dans la région de Rouen, elle enseigne chez cinq petits élèves, dont Sara, atteinte d’autisme atypique. Si Anne est sensibilisée à ce handicap, son fils ayant été diagnostiqué autiste, elle constate : « dans toutes mes classes, j’ai toujours été portée par l’envie d’accompagner les enfants en difficulté ».

Un accompagnement spécifique

Les compétences et la pédagogie ne sont pas suffisantes pour enseigner dans ce cadre particulier. « Il y a beaucoup de communication avec les autres professeurs, l’association », témoigne Inès. La place de la formation et du partage d’expérience est très importante. « Nous avons suivi une formation de cinq jours au Centre Ressources Autisme à Rouen. Cela nous a donné des outils concrets », explique Anne. Une réunion bimensuelle, ainsi que des temps d’échanges par groupe avec un psychologue permettent d’évoquer les situations difficiles, de se sentir moins seul. « L’enfant est seul face à la maladie et nous, nous sommes seuls face à lui, c’est à nous d’apporter de l’énergie mentale et physique », avoue Inès.

Enseigner autrement

« J’avais envie de travailler autrement avec des enfants. Même si cela est difficile et demande beaucoup d’adaptation au niveau des préparations pour chaque enfant, cela m’apporte beaucoup », constate Anne. « C’est gratifiant de donner ou redonner goût aux apprentissages et d’apporter un soutien aux familles. »                                                      Les situations sont parfois très sensibles, comme celle de Simon atteint d’une sclérodermie très invalidante, qui suit à la maison le programme de 1re S. « Tout est délicat. Quand les traitements sont lourds, l’avenir incertain, comment donner l’envie d’apprendre ? », s’interroge Inès. « Il faut rester humble, nous sommes censés donner de l’apprentissage avant toute chose, mais si pour cela l’enfant manifeste du bonheur, on a gagné sa journée ! »           Professeur pour VECV depuis quatre ans, elle s’interroge parfois sur sa mission. « Mais je me dis, si les enfants continuent à vouloir apprendre, il faut continuer pour eux ».

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