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12/05

Bien vivre le déconfinement

Alors que pour certains le 11 mai rime avec libération, pour beaucoup la période de déconfinement est source d’inquiétude. Une crainte normale. Comment aborder cette période délicate ?

Pourquoi le déconfinement nous fait peur ?

Même si le confinement depuis le 17 mars est difficile, en sortir n’est pas anodin. Le Covid-19 a bouleversé nos vies et instauré ce que les scientifiques appellent un ‘conditionnement de peur’. « Il a rendu l’extérieur dangereux, et nous avons dû, pour nous en préserver, affronter l’épreuve psychologique du confinement ; apprendre à vivre en permanence avec les autres dans un espace restreint, inventer de nouveaux rapports aux conjoints, aux enfants, etc. Et, pour y arriver, mettre en place des fonctionnements psychologiques, qui ont été pour nous des sortes d’abris intérieurs, dans lesquels nous avons réussi, tant bien que mal, à vivre. Or, il va nous falloir, avec le déconfinement, sortir de ces abris », décryptait la psychanalyste Claude Halmos sur France Inter. Christine Janin, médecin et exploratrice illustre ainsi le déconfinement : « mon expédition au Pôle Nord a été une sorte de confinement de deux mois au milieu de la banquise. Tous les jours, il faut de la rigueur, des rendez-vous avec soi, des horaires, des rituels. Pendant deux mois, on marche dans le froid et la neige, on ne pense qu’à l’arrivée. Et quand on arrive, on se dit ‘j’étais bien à marcher, même dans le froid…’».

La date du 11 mai n’annonce pas la fin de la pandémie, ni un retour à l’avant. Elle marque le début d’une nouvelle phase à laquelle il va falloir s’adapter, nous allons devoir changer nos habitudes de vie sociale, se confronter aux transports, reprendre le travail… Tout le monde est conscient que les choses ne seront plus comme avant. Cette perte de repère est bien sûr angoissante. A ces inquiétudes, s’ajoutent les problèmes économiques. « Le déconfinement bien que souhaité, sera donc une nouvelle épreuve à affronter », avait expliqué Claude Halmos aux auditeurs de France Inter.

Comment vivre au mieux le déconfinement ?

  • Prendre soin de soi.
    Prendre des rendez-vous médicaux est essentiel pour beaucoup de personnes. Nombre de malades chroniques n’ont pas été suivis. Des problèmes de santé n’ont pas été décelés ou soignés de peur de se rendre chez le médecin. Le corps médical s’inquiète à juste titre des prises en charges trop tardives.
    Par ailleurs, il ne faut pas évacuer ou nier les difficultés, voire les souffrances psychologiques provoquées par le confinement. Il ne faut pas hésiter à se faire accompagner.
  • Organiser sa reprise du travail.
    Il est nécessaire de dialoguer avec son employeur sur la reprise du travail ou la continuité en télétravail. L’ANDRH (Association Nationale des DRH) prône un dialogue social apaisé. Elle a délivré des recommandations de santé, de sécurité, d’organisation du travail, en étant conscient de la fatigue psychologique des collaborateurs après un épisode de confinement, de chômage partiel et/ou de télétravail.
  • Accepter l’absence de lieux de sociabilité et de culture.
    Dans un premier temps, les sorties, spectacles et restaurants ne seront pas accessibles. Passer cette période dans la frustration ne va pas nous permettre de passer cette absence temporaire de rassemblement sereinement. Mieux vaut organiser d’autres loisirs.
  • Se centrer sur ce que nous avons.
    « Au lieu de le déplorer en permanence, mesurer la valeur de tout ce que nous gardons : la santé, nos proches ; et inventer, pour en profiter pleinement, une nouvelle vie, souligne Claude Halmos. En nous appuyant sur nous-mêmes et notre entourage, mais aussi sur tous ceux qui sont plus mal lotis que nous ; et que nous pouvons aider moralement, et matériellement. »
    Bref, être solidaire.
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