La perte de sa capacité d’audition s’appelle la presbyacousie

Progressif, ce phénomène naturel survient en général à partir de 60 ou 65 ans. Cela se traduit par une moins bonne perception des sons aigus et par une moindre capacité à percevoir des sons dans un milieu bruyant, rendant alors les conversations plus difficiles. Oreilles gauche et droite sont alors touchées de manière globalement identique.

Cette surdité s’installant progressivement et il n’est ainsi pas aisé pour la personne qui en souffre de réaliser pleinement qu’elle entend moins bien, même si elle est bien consciente du changement. Cela explique que, selon une étude récente (1) seul un quart – 24 % – des seniors déclarent connaître des problèmes d’audition.

Plusieurs signes, isolés ou cumulés, témoignent d’un problème d’audition : l’obligation de faire répéter ses interlocuteurs ; des difficultés à suivre une conversation dans un milieu bruyant ; des difficultés à bien percevoir une conversation téléphonique ; le sentiment que ses interlocuteurs parlent trop doucement ; la tentation de régler plus fort le volume de la télévision ; une difficulté croissante à percevoir les sons aigus ; une tendance à parler de plus en plus fort.

 

Mal entendre a des répercussion sur la vie sociale, familiale, professionnelle.

Cela peut conduire progressivement à s’isoler et à renoncer à certaines activités (associatives ou sportives, par exemple). Par ailleurs, ce handicap constitue une source d’anxiété, plus ou moins pesante, susceptible d’altérer l’état psychique de celui qui en souffre.

Mais il est compliqué de se convaincre soi-même de ces difficultés d’audition, essentiellement pour des raisons psychologiques (comment accepter sereinement cette preuve de vieillissement ?). L’entourage, alors, joue un rôle capital d’alerte, conduisant à convaincre la personne qu’elle doit « faire quelque chose ».

Au-delà de cette fonction d’alerte, l’attitude, au quotidien, de l’entourage face à la personne mal entendante joue aussi un rôle essentiel. Ainsi, il est recommandé alors de communiquer en face à face (et non d’une pièce à l’autre). Il convient aussi de ne pas couper la parole, de laisser à la personne tout le temps nécessaire pour exprimer ce qu’elle souhaite exprimer. Autre conseil : aller à l’essentiel et formuler le plus simplement possible ce qu’on a à dire. Et si la personne ne comprend pas une phrase, il convient de dire la même chose avec d’autres mots qui se révèleront peut-être plus facilement audibles.

A côté de la presbyacousie, un autre phénomène touche l’audition : les acouphènes. On estime que 4 à 5 millions de Français souffrent d’acouphènes, ces bourdonnements, tintements, sifflements, bruits parasites dans les oreilles, en continu, dont 150 000 sévèrement. Les acouphènes touchent autant les hommes que les femmes et peuvent avoir des causes multiples (bouchon de cérumen, atteinte du récepteur de l’oreille interne, début de surdité, otite, effet secondaire de médicament, etc.) mais toutefois encore largement inexpliquées. Ils peuvent engendrer des troubles du sommeil, de l’humeur, de la concentration, etc. Les traitements sont de plusieurs natures : les vasodilatateurs peuvent empêcher les acouphènes de s’installer (c’est pour cela qu’il est important de consulter sans attendre), des anxiolytiques à faible dose peuvent se révéler efficaces, ainsi que des programmes de thérapies diverses qui aident les patients à vivre avec cette gêne et à la supporter.

 

Focus

Comment est constitué le système auditif ?

Il est constitué de trois parties principales :

  • L’oreille externe, qui comprend le pavillon et le conduit auditif externe.
  • L’oreille moyenne, qui est constituée du tympan et des trois osselets nommés marteau, enclume et étrier.
  • L’oreille interne, qui comprend la cochée, le vestibule et le nerf auditif qui la relie au cerveau. Cette partie est également appelée « labyrinthe » en raison des nombreux canaux qui la composent.
Mentions légales Politique de confidentialité Politique des Cookies