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04/02

La CAMI Sport & Cancer : bouger aussi en pédiatrie

L’association accompagne environ 300 enfants par an au sein des services d’hémato-onco-pédiatrie de l’Hôpital Trousseau à Paris, de l’Hôpital des Enfants à Toulouse et au CHU Estaing de Clermont-Ferrand. Rencontre avec Thierry Mueller, un des trois praticiens en thérapie sportive spécialisés en pédiatrie de la CAMI.

CAMI pediatrie

Depuis 4 ans, Thierry Mueller aide à faire bouger de manière ludique et ciblée les enfants hospitalisés à Trousseau en hématologie. Trois fois par semaine, il entre dans les chambres ou dans des environnements quasi stériles équipés de blouse, charlotte et masque. Dans ces minuscules espaces, ce praticien en thérapie sportive fait travailler le renforcement musculaire d’enfants, à partir de 7 ans, et d’adolescents.

Son objectif ? Minimiser la fonte musculaire, rapide, pour ces enfants sous traitement, alités parfois 5 à 6 semaines. « Il faut leur donner envie de bouger, renforcer les membres inférieurs pour limiter l’affaiblissement musculaire et résister au traitement et tout simplement, pour pouvoir aller jusqu’au bout du couloir sans s’écrouler », explique Thierry Mueller. Il s’agit aussi d’atténuer des douleurs liées à l’inactivité ou aux effets secondaires du traitement « Tout dépend du dossier, de l’état de santé, vu avec le médecin, l’équipe médicale, le kiné ».

Chaque séance est adaptée à l’enfant

Chaque séance est différente, répond aux besoins de l’enfant, à son dossier médical, à son envie et à sa capacité au moment où le praticien en thérapie sportive entre dans la chambre. La séance se fait debout ou, si ce n’est pas possible, alité avec des étirements très doux. Elle dure normalement une demi-heure, parfois 5 minutes. Mais ces 5 minutes comptent, ont leur importance.

« Il faut que cela reste marrant, rigolo », raconte Thierry Mueller pour que l’enfant accepte de jouer le jeu. « Avec des adolescents, c’est plus facile d’expliquer les bénéfices sur le corps, avec les plus jeunes, il faut que ce soit amusant. » Ce praticien, également professeur de karaté, féru de boxe anglaise, demande aux enfants quel sport ils pratiquent ou aiment. Art martial, foot ou danse, il adapte sa séance en proposant des exercices en lien avec ce qu’ils préfèrent. « Sous couvert de tout cela, je sais exactement ce qu’il faut leur faire faire », précise-t-il.

S’il faut que les exercices soient un jeu pour les enfants, avec les adolescents « on peut davantage faire passer de message sur le corps ». Mais là, où les jeunes enfants gardent encore un peu d’insouciance, « c’est moralement plus compliqué pour les adolescents. Ils ont plus de mal à accepter la situation et ont parfois moins de motivation ». Cet ancien cadre en entreprise s’adapte. C’est en observant les séances de kiné sur son fils hospitalisé pendant un an et en ayant l’idée de faire entrer le karaté à l’hôpital qu’il a découvert la CAMI. Titulaire du diplôme universitaire « Sport et Cancer » de Paris 13, il accompagne aujourd’hui les adultes et essentiellement les enfants au sein de la CAMI, et continue sa route de professeur de karaté.

En savoir plus :

> https://www.sportetcancer.com

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