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23/06

Les associations innovent face à la crise

Pendant la crise, les associations ont dû repenser en mode dégradé leur activité, continuer d’agir au mieux pour leurs bénéficiaires. Comment aujourd’hui peuvent-elles se redévelopper et poursuivre leurs indispensables missions ?

Depuis le début de la crise sanitaire, les bénévoles et des équipes sur le terrain ont montré une créativité impressionnante. En contact avec les têtes de réseaux associatifs et les acteurs de région, Caroline Germain déléguée générale de l’ADASI note « une forme d’innovation particulièrement agile pour répondre aux différents besoins. Toutes les associations en relation avec des personnes fragiles ont trouvé des mécaniques pour poursuivre au mieux leurs missions ».

De multiples questions se sont posées dans tous les domaines d’intervention de ces associations. Comment gérer les situations de confinement avec des personnes souffrant d’un handicap psychique ? Comment gérer la distanciation physique dans les habitats semi-collectifs ? Comment être présent sur le terrain, au plus près des personnes, quand elles ne peuvent plus sortir ? Comment réinventer l’accompagnement ?

Cela s’est fait parfois dans la prise de risques. « Les associations ont travaillé en se tenant sur une ligne de crête entre le respect des règles et leurs réponses aux attentes et aux besoins de personnes fragiles », explique Caroline Germain. Des salariés ou des bénévoles ont décidé de se confiner dans certains établissements (EHPAD, centres pour personnes en situation de handicap) pour ne pas rompre le vivre ensemble.

Une innovation de solution

Caroline Germain constate « cette innovation de solution dans tous les secteurs, chez les grandes comme les petites associations ». Alors que les entreprises ont dû, pendant cette période, travailler leur organisation, les associations ont montré une grande agilité pour agir sur leur proposition de valeur. « Elles se sont immédiatement posé la question : où ai-je intérêt à agir ? C’est l’ADN même d’une association de trouver une solution sur son sujet d’intervention. Avec un premier levier qui est leur logique d’engagement, elles ont très vite trouvé des solutions. », décrypte Caroline Germain. Elle constate d’ailleurs que des entreprises dans les territoires se sont tournées vers les associations pour voir ce qu’elles pouvaient faire ensemble.

Ce mouvement de rencontre partenarial entre des associations et des entreprises fait partie des opportunités générées par cette période. En effet, elle ouvre de nouveaux champs. Comme le phénomène de nécessaire coopération entre les associations ou encore l’accueil du bénévolat sous toutes les formes. « Pendant la crise sanitaire, les associations n’ont pas intégré les bénévoles de la même manière. Il y a de nouveaux pactes de confiance. »

Tous les réseaux associatifs vont devoir à présent exploiter et qualifier cette créativité. Le mouvement associatif va mener des études sur les impacts positifs. « Nous aurons plus de recul à l’automne pour savoir comment on porte une attention à cette période, pour utiliser le ferment d’un potentiel développement », estime Caroline Germain.

Avec l’inquiétude du phénomène de rebond de cette crise qui va affecter les associations. « Le modèle économique des associations fait que l’impact va se faire sentir l’année prochaine ». Il faudra mobiliser les acteurs, financeurs, investisseurs. « Les associations de terrain sont peu visibles et sont pourtant un maillon clé pour construire le monde de demain ».

En savoir plus :
> ADASI

 

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