Un couple sur six rencontre aujourd’hui des difficultés à concevoir un enfant. Ce chiffre interpelle : pourquoi est-il si difficile pour certains de devenir parents ? L’infertilité n’est pourtant pas une fatalité. Des solutions existent, et une prise en charge adaptée peut permettre à de nombreux couples – mais aussi à des femmes seules ou des couples de femmes – de réaliser leur projet parental.

Pour le 9e épisode de notre podcast Au fil des causes, nous avons échangé avec le Pr Pietro Santulli, professeur des universités à Paris Cité et responsable du centre d’assistance médicale à la procréation (AMP) à l’hôpital Cochin-Port Royal. Il nous aide à mieux comprendre les réalités de l’infertilité, ses causes et les traitements disponibles.

Titre du podcast l'infertilité : causes et solutions, avec le nom et l'image du professeur Pietro Santulli.

Infertilité ou stérilité : quelle différence ?

L’infertilité se définit par une difficulté à concevoir un enfant en bonne santé après un an de rapports sexuels réguliers sans contraception dans un couple hétérosexuel. Elle touche 1 couple sur 6 en âge de procréer.
À ne pas confondre avec la stérilité, qui correspond à une impossibilité absolue de concevoir. L’infertilité, elle, est une pathologie fréquente qui nécessite une prise en charge médicale adaptée et peut souvent être surmontée grâce à des traitements.

Les différentes causes de l’infertilité 

Les raisons sont multiples et variées. Pour mieux les comprendre, les spécialistes les classent par origine :

  • Cause féminine
  • Cause masculine
  • Cause mixte
  • Cause inexpliquée

Les études montrent que les causes sont réparties de manière équilibrée : 30 % féminines, 30 % masculines, 30 % mixtes, et environ 10 % restent inexpliquées malgré les examens.

Quand faut-il consulter ?

On parle d’infertilité après 12 mois d’essais infructueux, mais ce délai peut être réduit à 6 mois si une pathologie est connue ou si l’âge de la femme est avancé.
Les examens explorent :

  • Les paramètres spermatiques chez l’homme
  • La réserve ovarienne, la perméabilité des trompes et la morphologie de l’utérus chez la femme

Vers qui se tourner ?

Il ne faut pas hésiter à en parler à un professionnel de santé : médecin généraliste, gynécologue-obstétricien, sage-femme. La fécondabilité (probabilité de concevoir par cycle) diminue avec l’âge : 25 % à 25 ans, contre 5 % après 35-40 ans. Plus on consulte tôt, plus les chances d’accompagnement efficace sont grandes.

Quelles solutions existent ?

L’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) propose deux grandes techniques :

  • Insémination intra-utérine : dépôt des spermatozoïdes dans l’utérus (≈10 % de chances par cycle)
  • Fécondation in vitro (FIV) : stimulation ovarienne, prélèvement des ovocytes et fécondation en laboratoire (≈25 % de chances par cycle)

Toutes ces techniques sont prises en charge à 100 % par la Sécurité sociale pour les couples bénéficiant d’une couverture sociale.

 

 

Focus

FOCUS

Entre explications claires, conseils pratiques et déconstruction des idées reçues, le Pr Pietro Santulli nous offre une vision complète et rassurante de l’infertilité et des solutions pour y faire face.
Pour en savoir plus, nous vous invitons à écouter dès maintenant le nouvel épisode de notre podcast Au fil des Causes, consacré à ce sujet.

Articles associés

Les grossesses à risque : que faut-il savoir ?

Dans le sixième épisode du podcast Au Fil Des Causes, produit par Nos Épaules et Vos Ailes, le …

La chirurgie robotique en gynécologie : une avancée technique au service des femmes

Dans un nouvel épisode du podcast Au fil des causes, Manon Champliaud reçoit la professeure …
Mentions légales Politique de confidentialité Politique des Cookies